RADIO ARRELS-LE BOULOU
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EMISSIÓ ESPECIAL AL VOLÓ - 06/03/2017 by Ràdio Arrels
Amb la participació de: José Oliveda, Georges Marceron, Alain Aspar, Olivier Astivill, Hervé Bazia, Pere Caseilles, Marcel Gelfi, Maria Pujol.
https://soundcloud.com/radio-arrels/emissio-especial-al-volo-06032017
Justin Coste, le maréchal fait "Ran !" et forge rond.
Justin Coste, forgeron et dernier maréchal ferrant du Boulou, installé rue de la république, prenait aussi des cours de dessin par correspondance avec le très célèbre Jean Image. Voici un exercice d’animation où il se représente, lui-même, à la forge dans les années 50.
le Boulou autour de 1960
radio Arrels diffusion à partir du 20 Mars.
E
missió radiofònica al cine " Majestic " del Voló presència de Radio Arrels en directe dirigida per Pere Manzanzares i Jaume Pereta sobre el tema:
"El Voló, dels anys 50 fins avui, evolució del poble"
souvenirs de la retirada au Boulou- Lourdes (10 ans)
le boulou vu de l'étranger (envoi de B.Mirailles)

l'usine Bousquet 1967
Petites chroniques boulounencques (1954-1957) - 11_La fin du Pont Suspendu. Bernard Mirailles
Petites chroniques boulounencques (1954-1957) 10: Les cirques. Bernard Mirailles
Les « grands » cirques : Pinder, Bouglione… n’approchent jamais le Boulou ; ils ne font escale qu’à Perpignan, sur le large plateau du « marché de gros ». Nous sommes avertis de leur passage par l’apparition soudaine d’une multitude d’immenses affiches où dominent souvent les teintes rouge et or. Savamment adaptées, elles présentent de manière alléchante et très avantageuse les diverses facettes du spectacle. Nous allons assister, une seule fois, à l’une de ces représentations : remarquablement organisé, varié et de grande qualité, il vaut vraiment le déplacement, la file d’attente… et le prix ! Je note cependant, du haut de mes dix ans, que la piste enserrée par les gradins semble minuscule par rapport à ce que vantent les affiches ; les éléphants, bonasses, ne sont pas aussi gigantesques ; lions et tigres, même s’ils grondent beaucoup, ne sont pas monstrueux ; le dompteur, qui les maîtrise parfaitement, ne semble jamais menacé ; et l’écuyère qui l’assiste ne risque rien puisqu’elle se tient bien à l’abri derrière les solides barreaux de la grande cage …
Eh oui ! De tous temps, le bonimenteur a fait mousser l’image de son produit pour mieux appâter
les gogos !
Les petits cirques qui viennent s’installer pour une ou deux soirées au Boulou, annoncés par quelques maigres affichettes, semblent, eux, tirer le diable par la queue. Beaucoup n’ont même pas de chapiteau ; hommes, animaux efflanqués, véhicules et roulottes transpirent la précarité. En retour, l’assistance n’est jamais très fournie : quelques familles viennent se poser sur les gradins branlants mais nombreux sont ceux qui se contentent de rôder à l’entour pour grappiller gratuitement des miettes du spectacle ; ils s’éloignent sournoisement lorsque la bohémienne qui joue le rôle d’ouvreuse vient quêter quelques oboles en proposant babioles ou friandises ; réfugiés dans l’ombre, ces resquilleurs laissent passer sans mot dire et apparemment sans honte l’orage de ses furieuses imprécations …
Seul, dans ce petit monde, un groupe de hardis funambules laissera un souvenir durable : ils reviennent chaque année, et chaque année leur numéro est plus osé. Tout leur spectacle se déroule sur un câble d’acier où ils réalisaient d’extraordinaires équilibres à pied, en vélo, sur des chaises… A leur premier passage, ce câble sera tendu place Jean Jaurès (alors vierge de tout aménagement) à faible hauteur entre deux modestes piquets de bois. Un an ou deux plus tard, ce sera entre deux pylônes en treillis métallique, à une distance du sol assez impressionnante. Lors la dernière représentation dont je serai témoin, la troupe choisira une option spectaculaire saluée avec emphase par la presse locale : le très long câble d’acier est cette fois tendu entre le sommet du vieux château d’eau et le sol, non loin de l’actuelle Avenue Maréchal Foch. Dans la nuit noire, éclairés par un puissant projecteur, les funambules semblent se mouvoir dans le vide au dessus d’une foule de spectateurs admiratifs et inquiets car apparemment aucun dispositif n’assure les intrépides acteurs contre une perte d’équilibre…
La fin de leur démonstration sera saluée par une véritable ovation.
Soit qu’ils aient cessé leur numéro pour une raison quelconque, soit parce que mes études espaceront ensuite toujours davantage mes séjours au Boulou, je n’en entendrai plus jamais parler après ce dernier exploit.
















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