Pour moi cette rue c'était tout un poême dans les années soixante !
LA rue de M. Le Curé avec son jardin inaccessible (et invisible donc extraordinaire !) -et qui le reste à cette heure- avec son haut mur (du haut de mes 5 ans) aux pierres apparentes et dont certaines manquantes, permettaient d'y placer mes poupées (pimprenelle et nicolas !).
La rue qui plus est, embaumait le délicieux pâté que faisait alors mon oncle, le boucher Louis Sors.
Plus loin, il y avait la Coop de Marie-Ange et Julien Azalagué qui à ma demande (j'en raffolais !) me donnaient des "bourses" entières de croûtes de gruyère !!!
Cette rue en pente jusqu'à chez Paul le coiffeur, combien de fois l'avons-nous descendue avec nos vélos et tricycles, ma soeur Christine, mon frère Jean-Michel et moi ! Notre maison avait une grange entièrement remplie de jouets, une vraie caverne d'Ali Baba !
J'y passe parfois dans cette rue des Amandiers à laquelle sont rattachés de solides et beaux souvenirs d'enfance et je repense aujourd'hui à nos voisins, la famille Lloung dont Joany avec qui nous jouions au ballon et que nous avons toujours apprécié.
C'est vers lui et les siens que vont mes pensées aujourd'hui que sa maman a déserté à jamais cette rue, ma rue qui est aussi la leur, pour toujours..
Ysabelle
Ah ! oui que de souvenirs enfouis qui remontent à la surface, intacts, dès que je passe par la rue des Amandiers. Combien d'après-midi passées à jouer dans cette rue l'été quand vers le tard il faisait moins chaud avec Joany et Henri le fils de Paul le coiffeur. Et bien sûr l'image de "Visi" étendant le linge contre le mur de M. le Curé (parce qu'à l'époque c'était autorisé) et de son mari assis devant sa maison. C'était notre enfance, et maintenant nos parents ont vieilli ou ne sont plus là mais il nous reste tous ces souvenirs si frais, si joyeux qui font qu'en fait ils seront toujours un peu là, dans la rue des Amandiers ou la rue Rouille ou toutes ces petites rues qui étaient l'âme du Boulou. Toutes mes tendres pensées pour Joany, Benoît son fils et sa famille.
christine
Merci à vous deux.
Christian LLOUNG
Merci pour maman sachant que moi je n oublierai jamais christine assise sur les marches rose a l entre de votre maison rue des amandiers,ce jardin et ce mur que j ai tant de fois escalader car nous avions pendu nos ballons.Je disais que tu etais ma fiancee,mais tu préférais le grand joany mon frere.La corde ou j aimais faire le cochon pendu et qui a ceder maintes dois finissant avec des trous a la tete ,mon pere qui le soir ouvrait l eau et tous les voisins de la rue rouilles sortaient balais et nettoyer et surtout se faisait du frais pendant les soirs d ete .Tous les voisins sortaient leurs chaises en paille et discuter jusqu a tard dans la nuit ,d autres comme ton concle joseph sortait la carabine a plombs et on degomait les ""dragons"" algecos .Oui beaucoup de souvenirs dans cette rue rouilles et dans la rue des amandiers.Merci encore et pleins de bisous a vous.
lloung joany
C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès de Visi.
Personnage emblématique et débonnaire de la rue Rouille, c'est une part de notre jeunesse qui est partie. Nous étions tous des familles modestes mais qu'est ce qu'on étais heureux car la solidarité et l’amitié était bien présente dans cette rue.
La rue Rouille était dans les années 60-70 très active Marie ange et julien pour l'épicerie, jacques paillissé, la boucherie Sola, Elle était bruyante de vie et d'odeurs, on parlait fort et les éclats de rires fusaient dés la fraicheur du soir venue. Au petit matin nous étions réveillés par des centaines d'hirondelles perchées sur les fils électriques, ainsi que par le départ des voisins au travail, avec le bruit caractéristique de la Vespa de Mr Lloung !
Du laboratoire de la boucherie de Louis Sors s'échappaient les odeurs des boudins qu'il préparait plusieurs fois par semaine et en automne l'odeur du mout de raisin et des comportes qui étaient lavées à la pompe à l'entrée de la rue.
La tolérance était tout aussi présente, nous n'hésitions pas à barrer la rue pour jouer au foot avec les copains, même si l'on se faisait engueuler de temps en temps quand nous étions trop bruyants!
Au bout de la rue habitait la Pourre, une vieille dame qui n'aimait pas le bruit ni la jeunesse et nous la remercions à grands coups de pétards à mèche et en jouant au foot sous sa fenêtre! La réaction était immédiate elle nous jetais un seau d'eau du haut de sa fenêtre, et là Jacques Paillissé sortait de la droguerie et nous tendait des parapluies avec un grand sourire malicieux !
Son fils Mannix n'était pas mieux loti le pauvre, lorsqu'il passait dans la rue en vélo il était salué par des Mannix t'es chauve ! Ce qui le rendait furieux et nous faisait bien rire à l'époque.
Je n'oublie pas non plus la gentillesse de Georges (je ne me souviens plus de son nom) qui allait à son jardin avec sa mob bleue et chez qui nous achetions quelques légumes et des œufs, Jeanne et Joseph qui étaient mes voisins.
Visi faisait partie de cette grande famille et va nous manquer.
Je présente mes condoléances et toute mon amitié à joany et à toute sa famille.
Alain Serra
Visi était inexorablement un des principaux visages de la rue Rouille. Assise dans la rue, toujours en train de coudre dès que les beaux jours arrivaient. Je garde en mémoire son rire si communicatif et tous ces souvenirs remplis de nostalgie et de tendresse qui font que nous avons passé une jeunesse extraordinaire. Michel, son mari avec sa Vespa bleue, qui faisait couler l'eau les soirs d'été, pour notre plus grand bonheur ! Je me souviens qu'on partait faire les vendanges en vélo. Ah oui, on riait bien, c'est Le Boulou dont j'ai envie de me souvenir. Comme dit "mon frangin", nous étions des familles modestes mais qu'est ce qu'on étaient heureux ! Ils étaient tous là, ceux qui au fur et à mesure emportent avec eux nos morceaux de vie....
Visi, de là-haut embrassez tous ceux qui nous ont quitté et reposez en paix.
Joany, je pense bien à toi et je vous présente à tous mes plus sincères condoléances.
Amitiés.
Véronique SERRA
je voudrais remercier toutes les personnes qui se sont joints a notre peine et nous ont aides à traverser cette epreuve.Le grand vide est devant maintenant,et la reeducation s annonce dure pour moi.J ai pas fini de me retrouver au Boulou au lieu d aller chez moi a tresserres.Cela va prendre un certain temps pour que je m y fasse,les cendres de maman ont étés emmener sur la tombe familiale dans le petit caisson en marbre que je lui avais preparer de son vivant,elle repose maintenant avec son fils,son mari,son beau-pere chose promise chose faite.Merci pour vos textes et pleins de bisous a vous.
joany