1945, les allemands sont partis...
VIDEO: histoire de la catalogne.
(envoyée par Georges et Maguy)
sardanes sur le balcon du chateau.
la Forge des Coste (père et fils).
jackie Ferrer Saleilles • tu devrais proposer à tes lecteurs de deviner le lieu où a été prise la photo devant le si joli portail. Je suis sûre que beaucoup chercheraient en vain....
A propos de la photo rue de la république :ce doit être en 1952.,devant l’entrée de la maison de mme thibaut –costacèque ,mère de mr thibaut,invalide de guerre de 14-18 ,greffier au tribunal de perpignan et grand propriètaire ,viticulteur au boulou ,tresserre,.... on aperçoit un banc à l’ombre d’une vieille glycine ,dés qu’il faisait beau mme thibaut ,trés agée venait s’y asseoir et y bavardait .c’est bientôt l’heure de l’école ,13h30 ,en blouse d’écoliers ,3 garçons ,jacques leboul ,le plus jeune ,jean-pierre nou ,jean leboul(leur père était en indochine (52-53)),marie-claude coste (13ans)et une amie de mes grands parents ,mme bonada (un fils louis )habitait la maison entre l’usine torrent et celle de mme noguères ,au rez-de- chaussée ,le bureau de tabac de mme blanquier (veuve de guerre (14-18) )dans la rue les mains dans le dos ,gabriel espinasse ,plus jeune frère de ma grand-mére adrienne ,au balcon de sa maison un voisin mr galy .
M.C. Coste Serr
joli lot de voitures anciennes à vendre sur Delcampe
photo de classe
vestige de pompe à essence route nationale
Rue des Ecoles
le nouveau cinéma "l'Eden" 1946.
On parlait au Boulou des 2 cinémas, sans pour autant préciser leurs noms: L'Eden ou le Majestic. Pour les boulounencqs il s'agissait du cinéma d'en Haut et du cinéma d'en Bas. Au Majestic (donc en haut) c'était plus confortable. Les sièges étaient en tissu (du velours couleur rouge sombre) et les murs tendus d'un plastic drapé.
Monsieur Boxédes en était le propriétaire. Sa coiffure consistait en une boule de cheveux crépus qui partait d'une oreille à l'autre. Il avait lui-même un look particulier, Le Majestic était davantage pour les cinéphiles, on y passait plus de films anciens, des classiques. Lorsqu'on avait payé son entrée on confiait le ticket à une ouvreuse (Jeannette Bertrand). Vêtue d'un tailleur noir très pincé, d'un chemisier blanc, elle était vraiment bien dans son rôle....Elle vous conduisait jusqu'à votre place et là pour les plus jeunes, les ados, il y avait un jeu immuable qui consistait à lire les " réclames" qui tapissaient l'écran sur un grand rideau (un store qui s'enroulait plus tard au moment du film). Un autre intérêt pour nous était qu'en été la chaleur à l'intérieur du Majestic était telle qu'on était obligé de laisser la petite porte latérale ouverte ce qui permettait aux enfants, s'ils étaient discrets, de voir le film sans bourse délier. Si le film était peu intéressant, les plus hardis pouvaient monter sur la scène pour se "produire" aux yeux de tous en tapant sur le piano derrière l'écran, voire parfois pour une séance de danse aussi rapide qu'endiablée. Parfois le jeu consistait à faire deviner aux amis la réclame choisie en indiquant seulement la couleur du texte, la première et dernière lettre du slogan. Les affiches des films du cinéma d'en haut (Majestic) s'exposaient sur de grands panneaux (style panneau électoral) placés sur le trottoir, contre les murs du cinéma. C'étaient parfois des œuvres d'art... Dessinées à la perfection, les courbes généreuses des stars italiennes comme Gina, Sophia ou bien des vedettes qui sont passées au panthéon du cinéma français comme Martine Carol ou Michèle Morgan. En bas (l'Eden) était plus "populo", il fut géré par les frères Cordomy après la guerre vers 1946. Les sièges étaient en bois mais l'attraction de ce cinéma c'était le "balcon". Tous les jeunes gens entre 14 et 20 ans "montaient" au balcon pour la simple raison qu'ils n'étaient pas vus par leurs parents qui eux, restaient " en bas". Autrement dit, le balcon a vu éclore des milliers d'amourettes.....Cependant les parents vérifiaient si leur progéniture filait vers le haut.... C'était risqué. Sur ce balcon en plein centre, les gérants du cinéma avaient aménagé sur une avançée arrondie, 2 sièges particuliérement confortables car ils étaient réservés aux propriétaires des murs , M. et Mme. Pascot qui accédaient à leur place par la porte de côté donnant directement dans leur jardin . Les péplums, les westerns, les films policiers c'était pour l'Eden. Mme Brunet (Cordomy) tenait la caisse et là aussi on donnait son ticket à une ouvreuse. Elle s'appelait Marie Thérèse Bonada. Elle avait à peu près les formes de Bernadette Laffont.....Le projectionniste était M. Barris, père de danielle Nierga de son nom de mariée. Tous les dimanches il y avait deux séances, l'une à 15 h, l'autre à 21 h. Pendant des années, les 2 cinémas fonctionnaient à plein régime...surtout pendant la période franquiste où les "espagnols" sont venus s'encanailler, parfois en autocar, lors des projections de films "pornos" qui leur étaient spécialement destinés. Jusqu'à l'avènement de Juan Carlos et l'arrivée de la Télévision dans les foyers! (Je me souviens de mon oncle qui rêvait à l'époque de pouvoir regarder ces films dans son lit). Le dernier film que j'ai vu à l'Eden, c'était en 1973 "Oranges mécaniques" Le film m'avait tellement déplu que j'en ai gardé la mémoire. Je pense donc que la fermeture n'a pas dépassé 1975. Dès lors les habitudes ont changé et lorsqu’ Eddy Mitchell chante "la dernière séance" c'est à l'Eden auquel je pense...
Merci à Jackie Saleilles (Ferrer) et Marie-Claude Coste (Serra) pour leurs souvenirs précieux.

















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