Décés de Carmen Erre-Pastoret
la Pastourette ens a deixat, ahir a la tarde. Vos fa un peto a tots vosaltres que se queden. S'en va anar a trobar amb tots aquells difuns que fellen l'anima d'aquet pais qu'estimem tant. Un troç de mes del volo que s'ensorra. Adeu Carmen bon viatge i fins aviat...
La bénédiccio se fa a l'esglesia del Volo, dijous à las 3 de la tarde.
Venue en 1940 de Banyuls de la marenda, Carmen Pastoret était la dernière d’une fratrie de 7 enfants dont ne subsiste aujourd’hui que sa petite cousine Marie Rose Arboix née Cuffi, élevée au sein de sa famille comme une petite sœur . Carmen est née en 29 et a grandi dans ces années de tourmente où l’humanité a su montrer ce quelle avait de plus noble et généreux comme le front populaire, les brigades internationales et le conseil de la résistance mais aussi, hélas, ce quelle avait de plus vil et de plus ignoble, comme le franquisme puis l’occupation, période propice aux dénonciations, chasse aux sorcières, arrestations dont son frère ainé Auguste et sa mère, Marie furent un temps les victimes. De cette enfance tronquée par les privations de toutes sortes, où elle perdit son père Eustache très jeune, Carmen a gardé cet esprit humaniste, altruiste généreux et militant toute sa vie durant, prodiguant de l’amour, des conseils ou des consolations à qui avait compris qu’elle s’offrait toujours à celui qui cherchait une oreille attentive ou des paroles de réconfort. Depuis sa jeunesse et durant ses années montreuilloises où elle a tenu avec son mari André Erre ce petit restaurant catalan où nombre de boulounencqs ont fait escale en passant par la capitale. Jusqu’à ses années au Boulou où elle a enfin pu, en partie à l’escola de catala, renouer avec son pays chéri, sa langue, sa musique et sa culture qu’elle n’a, toute sa vie, cessé de brandir très haut, oh, sans éclat non, mais en le vivant chaque jour jusqu’à son dernier soupir.











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